Lundi 9 juin 2008
et bien oui, EMAAR Tunisie est une coquille vide en ce qui concerne le méga projet de marina des ksours à hergla...projet qui ne sortira pas du sable et restera du vent. il en est de même utopie (c'est contagieux) pour le projet de grand village senior avec plage artificielle à monastir...projets pourtant inscrits dans les plans de développement de l'Etat Tunisien (XIème) et qui redeviennent chimères, faute aux investisseurs étrangers (qui du coup, n'ont plus rien de miraculeux)...bon alors, pour le cas d'emaar à hergla, les excuses circulent déjà: la contrainte écologique ne fait pas bon ménage avec le béton (encore faut-il croire à un symbolique contre-pouvoir de l'environnement écologique, du développement durable...sur la logique dure de l'investissement capitaliste, de la rentabilité "béton"); non, la réalité est partout autre; alors pourquoi une exception pour le sahel ? regardez ce qui va se faire à tunis, pour mieux comprendre
sinon, oui, il y aura un nouvel aéroport, ce qui est plutôt bien pour la région mais il ne faut pas trop rêver
Par the postman - Publié dans : economie projets
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Mardi 22 janvier 2008
sur le secteur du tourisme de luxe, le maroc est très loin devant la tunisie; il n'y a pas d'offres (1 OU 2 privés répondent aux critères de locations de villa de luxe!...je dirais même qu'il n'y a qu'un seul grand propriétaire privé (Zargouni) qui réponde aux critères de tout un pays: c'est lamentable mais il faut se poser la question du pourquoi....
- à la différence du maroc, tout est fait en tunisie pour dégoûter l'investisseur étranger qui ne soit pas un grand groupe immobilier émirati, de préférence...or même lesdits émiratis ont pas mal de chose à repprocher, en particulier des mesures fiscales d'incitation, une administration plus rapide, une banque centrale dépassée sur le terrain....bref, il y a du mal même avec les méga-projets présidentiels!!

bon alors, c'est quoi le problème? - les investisseurs étrangers qui ont 3-400 000 euros à investir hors de leur pays et qu'on ne sait pas attirer en tunisie pour les affaires; en particulier les français...qui plaçent directement sur les opportunités d'affaires marocaines depuis plus de 15 ans maintenant!

je reviendrais sur les freins à faire sauter, dans un prochain article
Par the postman - Publié dans : economie projets
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Vendredi 30 novembre 2007
dar-arbi-hergla.jpg
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Par the postman - Publié dans : patrimoine
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Jeudi 22 novembre 2007
Enfin une bonne nouvelle du coté du développement durable: l'ONAS, en prévision du décollage économique, se préoccupe du traitement des eaux usées de la zone Enfidha-Hergla, en couplant les 24 kms de canalisations existants (2000) avec une future station d'épuration.
L'appel d'offre à la réalisation est en cours; les caractéristiques du cahier des charges -aux vues de la dotation d'infrastructures en cours*- ne sont pas surdimensionnées mais témoignent déjà d'une anticipation réaliste des besoins pour la décènnie avenir: c'est louable!  En clair et concret, la future station aura la capacité de traiter les rejets en eaux usées d'une population théorique de 60-70 000 personnes. c'est bien pensé car si aujourd'hui la zone compte environ 17 000 habitants, l'avenir proche porte à une rapide multiplication par 2/3.
Reste malgré tout, dans cette perspective, quelques points qui risquent de "coinçer" la machine, ou plûtôt la station...12000 lits inscrits au projet touristique d'EMAAR à Hergla: cela représente au minimum + 20 000 résidents/jour en saison; et un touriste en résidence de luxe consomme bien plus d'eau qu'un local (cela va de soit); de plus, un aéroport triplé d'une zone industrielle et d'un port en eaux profondes (hic!): on explose les prévisions de consommation et de rejet. Faudra d'abord trouver l'eau, je pense...quant au traitement:?
Joli casse-tête en prévision!

pour info:
AVIS DE PRÉINFORMATION
PROJET D'ASSAINISSEMENT ONAS IV
CONSTRUCTION D'UNE STATION D'ÉPURATION
Pays: la République tunisienne.
Construction de la station d'épuration Enfidha/Hergla.
L'Office national de l'assainissement a obtenu un financement de la
Banque européenne d'investissement d'un montant de 40 millions d'euros
pour le financement du programme ONAS IV. Le financement de la station
d'épuration d'Enfidha/Hergla est envisagé dans le cadre de ce programme.
Le projet consiste en la réalisation des travaux de génie civil et de
fourniture, montage et essais des équipements électriques et
électromécaniques de la station d'épuration Enfidha/Hergla ainsi que la
conduite de rejet en mer des eaux épurées.
Les caractéristiques principales de la station d'épuration sont les
suivantes:
- débit max (Q max): 1 200 m3/h,
- débit moyen journalier (Q moy): 10 540 m3/j,
- flux de DBO5: 4 200 Kg/j,
- flux de MES: 5 250 Kg/j,
- concentration moyenne en DBO5: 399 mg/l,
- concentration moyenne MES: 498 mg/l,
Objectifs prévus de la qualité des eaux épurées:
- concentration moyenne en DBO5: 30 mg/l,
- concentration moyenne en DCO: 90 mg/l,
- concentration moyenne MES: 30 mg/l.
L'exécution des travaux de rejet des eaux épurées par une conduite en
PEHD de diamètre intérieur 600 mm sur une longueur de 500 ml.
La durée de réalisation du projet est de 15 mois, le début des travaux
est planifié pour le mois de mars 2008.
Études disponibles:
- l'étude géotechnique détaillée sur le site de la station d'épuration
est disponible aux bureaux de l'ONAS pour consultation. Le DAO comporte
un résumé de cette étude,
- l'étude d'impact sur l'environnement.
Les travaux feront l'objet d'une assistance technique par le biais d'un
consultant spécialisé.
Procédure de passation de marché: international ouvert.
Date prévisionnel pour le lancement des procédures de passation du
marché: début octobre 2007.
station-epuration.jpg
Par the postman - Publié dans : dev.durable
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Mercredi 21 novembre 2007

petite réaction aux propos récents très voire trop optimistes...

nb: je mets en gras et italique les propos qui -selon moi- autorisent  un profitable éclairage

"Carpe Diem, comme on dit: ne pas s'enflammer = ne rien regretter (plus tard)!

Source texte ci-dessous: JeuneAfrique.com

Les ambitions d’Enfidha
TUNISIE - 30 septembre 2007 - par ABDELAZIZ BARROUHI

Carrefour ferroviaire et routier, une petite ville du Centre-Est veut devenir une étape obligée pour les échanges commerciaux internationaux.

« Il n’est pas interdit de penser que notre commune ressemblera un jour à Dubaï », estime Mhadhebi Mhadheb, le maire d’Enfidha, ville du centre-est de la Tunisie. Il y a quelques années encore, ses espoirs auraient relevé d’un optimisme béat. Aujourd’hui, ils ne sont plus tout à fait injustifiés. La commune et sa région - situées sur un nœud de communication nord-sud avec l’autoroute et la voie ferrée qui les traversent - sont au centre d’un programme d’aménagement qui devrait faire de la zone un pôle de développement de premier plan.

 

Ce programme comporte quatre projets structurants, dont deux sont déjà en cours de réalisation. L’impact économique et social de l’ensemble de ces projets sera important pour les exportations du pays, le tourisme et les services. Ils devraient permettre la création de milliers d’emplois directs ou indirects. À lui seul, le fonctionnement de l’aéroport nécessitera 2 400 travailleurs permanents. La commune d’Enfidha devrait voir sa population multipliée par plus de vingt à l’horizon de 2020, passant de moins de 9 000 actuellement à 200 000 habitants. Le bassin d’emploi devrait atteindre un total de 300 000 habitants.

Selon Mohamed Nouri Jouini, ministre du Développement et de la Coopération internationale, la mise en œuvre des mégaprojets programmés au cours du prochain quinquennat nécessitera au moins 140 000 diplômés dans la construction et les travaux publics. Les quatre grands projets d’Enfidha devraient aussi contribuer à une meilleure communication et à l’accroissement des échanges économiques et humains avec les régions de l’intérieur du pays, notamment le Centre-Est et le Centre-Ouest (Kairouan, Zaghouan, El-Fahs et Kasserine). Dans cette perspective, le doublement de la voie routière reliant Enfidha à Kairouan est prévu. Par ailleurs, à partir de 2008, Enfidha sera relié à Sousse au rythme d’un train toutes les heures.

Le premier des projets à voir le jour est celui de l’aéroport international, dont les travaux ont débuté le 24 juillet, dans le cadre d’une concession obtenue par la société turque TAV, qui gérera en parallèle l’aéroport de Monastir. Au départ, Enfidha, huitième aéroport de Tunisie, aura une capacité initiale de 4,5 millions de passagers (dont 80 % de touristes) par an. Il devrait entrer en exploitation en 2009 avec des extensions permettant d’atteindre 7 millions de passagers, si le développement du tourisme l’exige (la Tunisie reçoit 6,5 millions de touristes par an). Selon Halluk Belgi, patron de TAV, l’objectif est de faire d’Enfidha « une plaque tournante entre l’Europe et l’Afrique ».

 

Plaque tournante, c’est aussi la vocation du futur port en eau profonde de nouvelle génération destiné à être un hub commercial en Méditerranée centrale. Il permettra de faire des économies d’échelle dans le transport maritime en recevant des porte-conteneurs de nouvelle génération, mais aussi de répondre à l’insuffisance, attendue en 2008, des capacités portuaires pour le transbordement des conteneurs en Méditerranée centrale. Situé à proximité du nouvel aéroport, de l’autoroute et du réseau de chemin de fer auquel il sera connecté, le port disposera d’une zone logistique s’étendant sur 3 000 ha. L’appel d’offres pour sa construction dans le cadre d’une concession devrait être lancé avant la fin de l’année.

Le troisième projet est celui de la station touristique intégrée s’étendant sur 1 200 hectares à Hergla, avec une marina, des centres de loisirs, un golf, et une zone résidentielle de haut standing. Des investisseurs du Golfe sont sur les rangs pour lancer le projet. Enfin, le quatrième projet est celui de la zone franche d’activités industrielles, aménagée à l’entrée d’Enfidha. Elle est déjà prête pour recevoir les investisseurs étrangers opérant dans la plasturgie, les composants électroniques, l’agro-industrie, l’agromécanique… Le projet, qui est aujourd’hui à un stade avancé de sa réalisation, avait été lancé, à l’origine, avec la région italienne de Vénétie, célèbre pour son industrie. L’État tunisien avait mis à sa disposition un terrain et engagé des travaux d’aménagement. De son côté, Rome avait consenti des financements aux opérateurs italiens. La Vénétie n’a pas réussi à aller au bout de son projet, et c’est finalement la filiale locale de l’entreprise italienne Isnardo Carta, sous contrat pour exécuter les travaux de génie civil, qui a pris la relève. Carta a financé l’aménagement de la zone appartenant désormais à une société offshore, Développement industriel Enfidha Tunisie (Diet). La première phase s’est achevée en 2006. Routes, trottoirs, aires de stationnement, espaces verts, réseau d’assainissement, eau, électricité, gaz, fibre optique… tout est prêt. Un « centre de vie » destiné à abriter tous les services dont les entreprises auront besoin sera bientôt construit.

Reste à attirer les investisseurs étrangers. La vente de la quarantaine de lots déjà viabilisés sur une cinquantaine d’hectares n’est pas allée aussi vite que ce qui était prévu. À ce jour, trois entreprises italiennes et espagnole (spécialisées dans la confection et les matériaux de construction) ont commencé leurs activités dans la zone, et trois autres (emballage, textile et menuiserie) sont en cours d’installation. « Les investisseurs attendaient que le projet d’aéroport se concrétise, explique un responsable d’Isnardo Carta. Maintenant que les travaux de construction ont commencé et que la réalisation du port est en cours, les opérateurs étrangers manifestent leur intérêt. » Une quinzaine d’entreprises ont récemment signé des contrats pour acquérir des lots dans la zone.

 

Bon d'abord, Cher Monsieur le Maire, ce n'est pas vous mais Monsieur le Maire de Tunis qui est en droit de penser cela depuis cet été...Et puis, même si le chantier du Lac va grandement transformer sur 20 ans, le paysage et l'image urbaine de Tunis: ce n'est qu'une petite réalisation " de quartier" à l'échelle de Dubaï ou du Dragon Chinois...on l'oublie un peu trop, il faut voyager!

20 ans, c'est aussi le temps que prendra la Région d'Enfidha-Hergla-Sousse pour sentir les réels bénèfices concrets de cet aéroport sur sa population en génèral et son bassin d'emploi en particulier...Demandez aux niçois d'en face, en combien de temps l'aéroport a tout changé? et puis même avec 18 millions de voyageurs/an, combien de personnes travaillent et vivent directement de l'aéroport: 1500-2000, tous services et entreprises confondus ? retour au cas d'Enfidha, on va multiplier par 4 sa population sur 15-20 ans: c'est déjà énorme et un beau rêve un peu plus concret mais pas si évident à assumer...les besoins aussi seront autant multipliés; demandez aux responsables politiques!

oui, un bon gros port commercial (j'ai pas dit p.o.r.c !! ), c'est toujours bien sur le papier; d'autant plus que ça manque cruellement au pays (sans jeux de mot !! )...Demandez un peu à DP World qui raffle tout sur ce marché quelles sont les exigences préallables à leur interêt. Coté Dragon, on en sait quelque chose; je dirais même qu'ils connaissent bien la chanson en Chine...Par contre en Tunisie...

par contre, oui, il faut prier que les opérateurs étrangers manifestent un peu plus leur interêt

 

 

Par the postman - Publié dans : revue de presse
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Mercredi 7 novembre 2007

en photo, c'est plus saisissant : cherchez l'intrus...

Dans le cas d'Hergla, c'est le yacht!

C'est nouveau dans le paysage; il y a même - dans le petit port de pêche - un très gros yacht accompagné d'un touristique Corsair Réplica (tout droit échappé d'Hammamet)... les temps changent

Par the postman - Publié dans : culture
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Mercredi 7 novembre 2007

Il semble qu'en terme de mégaprojet, EMAAR (à qui on attribuait un peu vite la réalisation du projet de station touristique intégrée à Hergla) ait changé de cap, vers Tunis et son méga-bétonnage des Berges du Lac...Il faut dire que les émiratis trouvent là, un projet plus conforme à leur savoir faire architectural; une mini-version des quartiers modernes de Dubaï à transposer dans la capitale tunisienne. En un sens, c'est logique : Car posez-vous la question du savoir-faire et de l'expérience des groupes émiratis en matiére de station intégréé, de développement durable et de norme de construction HQE...plutôt standing luxe qu'écologie, non?

Qu'Hergla n'attende pas EMAAR pour se transformer : c'est bien visible depuis cette année; les travaux de l'aéroport voisin ont donné le signal attendu...La médina fait peau neuve et se surélève partout au R+1 légal (photo en illustration); les belles villas ont fleuri sur la colline du château d'eau et les immeubles poussent plus vite que les champignons dans ce coin-çi de Tunisie

Par the postman - Publié dans : economie projets
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Vendredi 6 avril 2007

 

En concurence avec le Groupe allemand HOCHTIEF qui gère entre autres l'aéroport de Düsseldorf, TAV le constructeur aéroportuaire turc vient de remporter l’appel d’offres lancé par la Tunisie concernant la mise à niveau et la gestion des aéroports de Monastir et d’Enfidha (Nouveau projet), et ce, pour un montant d'un peu plus de 400 millions d’euros...Il est à déplorer que les autres concurents à l'appel d'offre initial(dont essentiellement les français d'Aéroports de Paris, Nice, les suisses de Zurïch, la société canadienne SNC Lavelin et l'émiratie Mudabele.)n'ont pas tenu la distance malgré la préparation de l'affaire par la Banque d'affaire française De Rothschild (une aide prècieuse dans le cas de la candidature française) . Une erreur dragstique pour ce qui est des liens culturels et économiques, qui unissent la Tunisie à la France; doublée d'un manque de clairvoyance sur les flux touristiques méditerrranéens et l'importance de la diaspora tunisienne en france ! Perdant(s) il y a; mais gros gagnant aussi, puisque la concession de l'aéroport de Monastir est en bonus...Ladite concession commencera en janvier 2008, alors que celle du second démarrera au cours du premier semestre 2009 (chantier nouvel aéroport d'enfidha 2007 - 2008 ?); les deux concessions sont données pour plus de 40 ans chacune et renouvelable... Selon M. Bilgi (pdg de TVA), l'accord de concession qui sera signé dans un mois et devra être finalisé dans six mois, porte bien sur l'exploitation de l'aéroport de Monastir (170 km au sud-est de Tunis) et la construction et l'exploitation du nouvel aéroport d'Enfida (à environ 100 km de Tunis), actuellement en chantier. De source Associated Press, c'est la première opération de cession d'aéroports en Tunisie, gérés jusqu'ici par l'Office public de l'aviation civile et des aéroports (OACA). L'aéroport international de Monastir dessert quelque 200 aéroports notamment européens et a une capacité de 3,5 millions de passagers par an et des recettes estimées à 50 millions d'euros par an. Quant à l'aéroport d'Enfidha qui aura une capacité initiale de 5 millions de voyageurs, il devrait être opérationnel en 2009, selon les prévisions. 

Par the postman - Publié dans : economie projets
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Mardi 16 janvier 2007

Hergla, une médina sur la mer

 

Un vrai village de pêcheurs, sur le Sahel Tunisien : encore paisible... mais pas pour longtemps !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le village doux et beau de Hergla était, on le croit ou pas, non mentionné par l'excellent guide planet pour la Tunisie. Ancien village d'origine berbère, vrai village de pêcheurs... ce qui fait venir ici les anglophones, par le bouche à oreille des concierges des palaces de Sousse et d'Hammamet, presque comme pour découvrir un petit secret. Les français connaissent un peu mieux l'endroit, 4 ou 5 familles ont élu domicile estival depuis des années car Hergla pourrait être, à pas grand-chose près du typique Sidi Bou Saïd, le deuxième village de charme de la "Riviera" tunisienne, bien que la plage encore sauvage, soit loin du niveau d'infrastructures de ses villes jumelles du nord et de sud (Hammamet et Sousse). La vie du village se déroule autour de la mosquée Sidi Bou Mendil et du mausolée de Leilla Hechria, qui jouxtent le cimetière marin. L'histoire veut qu'au Xème siècle, le pieux marabout Sidi Bou Mendil soit retourné de la Mecque à Hergla sur un tapis volant... La marche par les rues de la médina de Hergla est vraiment faite en juste 20 minutes - de la place de la mosquée jusqu'au château d'eau à l'arrière du village - et il y a peu de cafés et restaurants où vous pouvez vous arrêter et apprécier le moment à l'ombre, devant un thé... Mais vers le bas. les ruelles débouchent sur la mer et, la corniche s'apprécie depuis la terrasse du café surplombant le cimetière marin ou des arcades du café maure face au jardin public, sur la falaise.

 
 
En fait, lors de mon dernier passage en février 2006, j'ai noté 4 cafés et 2 restaurants (pas touristiques donc excellents) ! Le patron nous a fait griller un loup pêché du matin par son frère, le tout avec des légumes du jardin arrosés de jus de citron et d'orange. Pas de pain, pas de vin, 2 clients ce soir d'hiver et que du bonheur... L'activité des habitants se concentre sur la pêche et la productions d'objets artisanaux tréssés en alfa (roseau), quelques échoppes présentent ce travail d'artisanat local. On trouve aussi une petite épicerie et le matin, quelques vendeurs de fruits et légumes sous les arcades, au calme; seuls les appels à la prière animent cette douce quiètude...
Depuis peu, l'annonce de l'implantation à Hergla d'une nouvelle zone touristique de grand luxe et de grande envergure, a fait décoller les activités de promotions foncières et immobilières.
après le grand calme, bientôt la tempête?
 
 

sweet home: Un café pas comme les autres

Siroter en terrasse, un thé à la menthe, avec vue sur cimetière... cela vous dérange ? pas moi !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le café est à deux pas de la mosquée - au corner du bloc, dirait l'américain s'il osait s'aventurer là, tout seul en plein soleil d'islam. Mais, la dame qui tient ce café, n'a jamais vu d'américain sauf à la télé. Bon, imaginons qu'il sorte de sa télé - sans treillis ni M16 - franchisse le seuil en se fendant d'un "slama" ou d'un "labes" envers notre hôtesse : que découvre-t-il ? Un café pas comme les autres, avec des enfants qui sourient et s'affairent autour d'une citronnade, la cour d'une maison et la terrasse à l'étage. Disons qu'il aura de la place, il sera seul pour méditer sur la terrasse ombragée avec vue imprenable sur les dindons et les poules qui courent entre les tombes blanches... Alors, l'américain doté d'un sixième sens hollywoodien, vivra l'expérience la plus simple et importante de sa vie : se sentir seul et simple mortel, dans le bonheur et sous le soleil. Finalement, on est tous - à différents degrés - un peu comme l'américain; encore faut il en être conscient !
La dame vous proposera son thé avec ou sans pignons et amandes, le boga national, la citronnade locale mais jamais de pepsi-cola car il ne vient jamais d'américain.
 
 
Culture de l'olivier et activité pastorale: un temps en suspension
 
Dans l'arrière-pays d'Hergla, sur une zone comprise entre la lagune (direction Chott Meriem) et le chott salé désertique (sortie autoroute hergla) s'étendent des plantations bien entretenues d'oliviers, bordées par des haies de cactus. Ces petites exploitations, d'où émergent les toits ronds et blancs des gourfas, descendent légèrement vers la mer, marquée la-bas par une bordure de résineux surplombant la route de la "falaise" ou les silhouettes lointaine des maisons du village. En suivant le petit chemin de terre, un moment derrière l'attelage lourdement chargé, il est facile de mesurer qu'ici le temps a une autre valeur: celle de la terre, des troupeaux d'ovins et des femmes et hommes que cette agriculture nourrit.
Savent-ils seulement ce qui se prépare, tout près, là au bout du chemin de terre?
Le bitume, le béton qui les amèneront à disparaître, tôt ou tard.
Alors, les nobles oliviers oublieront les moutons et les chèvres; au mieux trôneront-ils dans les jardins de ces nouveaux lotissements qui se profilent déjà...


 
Par the postman - Publié dans : carnet voyageur
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Lundi 15 janvier 2007

Les projets d'aéroport et de port en eaux profondes à Enfidha, semblent être l'arlésienne de la région. Tant pis ou tant mieux, à l'apprèciation de chacun et d'abord des tunisiens. Il semble aussi que dans le devenir de la zone d'implantation industrielle (Diet) et la mise en chantier de la station touristique intégrée d'Hergla, le noeud gordien soit -encore et pour différentes raisons- la création ou pas de cet aéroport. Le groupe Emaar qui investit 1.8 milliard usd dans la future station de luxe à Hergla désire cet aéroport international mais ne veut pas des nuisances d'un survol de la zone par les futurs avions; les habitants d'Enfidha, Hergla et Takrouna veulent aussi avoir des garanties sur ce point...en toute conscience, que la réalisation de ces projets reste vitale pour le développement économique du Gouvernorat de Sousse et du Sahel.






 

 

 

 

Nouvelle zone industrielle d'Enfidha (Diet)

Accueil de 180 entreprises étrangères offrant 18.000 postes d'emplois
*Démarrage des travaux de construction en 2006
Au sud de Tunis,entre Hammamet et Sousse, à quelques pas de l'autoroute Tunis-Sousse,à un km de la gare ferroviaire,à 35 km du port commercial de Sousse et très proche de l'aéroport d'Enfidha, une zone industrielle couvrant plus de deux millions de mètres carrés verra le jour à Enfidha.

Réalisée dans le cadre de développement régional et de la coopération bilatérale tuniso-italienne, cette nouvelle zone industrielle en cours de réalisation est une première zone off shore à 100% italienne. Ce district industriel devrait accueillir 180 entreprises étrangères de diverses spécialités notamment dans le secteur de production de moules, d'usinages du plastique, des composantes électroniques, des industries mécaniques et de l'agro-industrie offrant 18.000 postes d'emplois. Les travaux d'aménagement,de viabilisation du terrain et de la construction des unités de production ont été confiés à une entreprise italienne de travaux publics.
Le démarrage est prévu pour 2006. La nouvelle zone industrielle se composera de lots totalement urbanisés avec les dotations technologiques les plus modernes et comprendra une vaste superficie réservée aux services en commun ( centre directionnel avec bureaux pour les services administratifs et d'interprétariat,banques,douane, cabinets médicaux,service de garde, restaurants, hôtels et centres d'animation. La superficie de chaque lot individuel sera en moyenne de 10.000m2 avec une partie donnant sur une route d'environ 75 mètres et une largeur d'environ 125 mètres. Les caractéristiques des établissements leur permettront de s'adapter à n'importe quel type productif. Dans une première phase,ce district accueillera 60 entreprises et 180 à long terme. Les lots pourront être réunis ou fractionnés à la demande afin de satisfaire les exigences réelles des sociétés intéressées et seront mis à disposition des lots plus petits qui pourront être subdivisés comme les lots d'angle ou sur deux fronts. Cette zone industrielle se trouve au centre d'un territoire caractérisé par la présence d'une main d'?uvre qualifiée,proche des écoles professionnelles,des universités et des centres technologiques et de recherche. Bref, cette zone ne manquera pas de redynamiser la région de Sousse et enrichir le tissu industriel tout en contribuant à attirer les investisseurs étrangers.



  PROJET DE PORT EN EAUX PROFONDES A ENFIDHA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

note: le projet de port en eaux profondes fera l'objet d'un futur article

pour l'instant, il ne conditionne pas le dénouement de l'affaire

 
 
Par the postman - Publié dans : economie projets
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